« Avoir une brique dans le ventre »

Dans une tenue évoquant Gloria Swanson dans Sunset Boulevard (Boulevard du crépuscule), une femme assemble et intervertit des briques pour construire des bâtiments identifiables de Bruxelles. Elle laisse tomber par moments ces murs trop hauts et instables, pour mieux recommencer, détruire pour construire autre chose. Ce cycle de construction et déconstruction passe par des bâtiments bien connus des bruxellois, le Parlement Européen devient le musée de l'Armée, la tour Dexia sert de base pour édifier la Bourse, et ainsi de suite jusqu'à arriver à des constructions utopiques.

Le film de William Holden critique les réactions du cinéma hollywoodien face à certaines avancées technologiques (telles que le passage du muet au parlant) et à une starification démesurée des acteurs (et à leurs anciennes stars déchues). Il est ici sujet de l'identité culturelle de la Belgique, de son cinéma et de sa place dans l'Europe comme ville représentant un rêve commun, d'avenir, de réussite, de progrès.
La Belgique étend toujours plus et toujours mieux son quartier européen. L'école de renommée dans laquelle nous évoluons, l'INSAS, nous offre pourtant un bâtiment délabré et hors des normes européennes de sécurité.
Bruxellwood, grosse machine de production cinématographique à l'image de la machinerie européenne ou plutôt réflexion sur une identité particulière à consolider ?