Chaque mouvement, technique et geste est récolté pour former une liste de verbe d’actions - mots d'usage commun et d’autres en jargon du travailleur. La phrase composée résonne d’une répétition quotidienne et rend compte de l’activité conséquente du quartier.

"Ovde vare, savijaju, struzu, lakiraju, sklapaju, stampaju, peskiraju, lepe, apciguju, bruse, peku, liju, presuju, rezu, kroje, glade, pricvrscu zanatlije iz neskeki (kineske) cetvrti."
(Ici soudent, plient, liment, vernissent, montent, impriment, sablent, collent, décapent, meulent, cuisent, fondent, pressent, découpent, assemblent, poncent et font tenir les artisans du quartier chinois.)

Graver manuellement ces mots pour qu’ils inscrivent une partie de l’histoire de « Neskeki » dans un objet qui verra le futur du quartier : le musée et sa suite. Un simple banc, gravé comme une stèle funéraire est une sorte d’hommage.
Le banc public est un objet complètement absent du quartier "chinois". Les gens ne se reposent-ils pas, ne se retrouvent-ils pas ? Le quartier travaille, il ne chôme pas.