Pour la NUIT BLANCHE 2009 à Bruxelles, le collectif artistique OKUP s’associe à l’I.N.S.A.S, Institut National Supérieur des Arts du Spectacle et des techniques de diffusion, à la Cie Ecknobul et invite le vidéaste Vladislav Curcin.

Entrée principale.
Des étoiles ponctuent la façade.
Le public s’engage sur le tapis rouge.
Odeur de pop corn.
Distribution à la faim du client.
Plusieurs personnes se pressent, grignotent, chuchotent, ou pas.

Mise en scène : un masque est offert à chacun.
Audrey et Audrey se retrouvent pour la première fois. Gary Grant rencontre Audrey, l’autre, Hepburn. Un moment de grâce. La réalité dépasse la fiction, ces deux-là s’aimaient déjà.

Premières fenêtres sur Bruxellwood. Ici des montgolfières, là un immeuble en brique rouge se mêle au ciel et au trottoir. Le public laisse ses yeux se perdre, suit les miens. Ou non.

Première montée des marches.
Crépitements des flashs. Les acteurs de la compagnie Ecknobul dévalent les escaliers, encore un drame apparemment…

Nous arrivons sur le plateau de la scène X du film Y. Un décor se révèle, mais l’émission de la vieille qui tourne en boucle sur la radio nous ramène à l’actualité, à l’inscription du fictif dans la réalité des lieux.

A droite, une femme en robe du soir, talons hauts, boa et gants longs, s’atèle à la délicate tâche de construction et déconstruction d’emblématiques bâtiments européens.
Le public, intrigué, fige son regard sur la brique qui va peut être tout faire lâcher.

Invitation à gravir les marches.
Dans le fracas d’un Berlaymont qui s’écroule à l’étage inférieur, nous traversons les loges, espace caché de stars qui aimaient à se présenter à visage découvert.

Au-dessus des dernières marches, par delà la fenêtre, la nuit nous offre la colline encore éclairée de Bruxellwood – ici, comme les escales ‘mirador’ d’un parcours de montagne, les spectateurs, un par un, viennent photographier des yeux ou de l’appareil le paysage.

Un espace tranquille nous donne une étrange sensation de déjà-vu. Notre regard glisse sur ce coin avant de s’engouffrer dans les escaliers de secours.

Une pause. Le public lève les yeux sur la citation éclairée de Wim Wenders. Serait-ce une invitation à passer de l’autre côté de l’écran ?

Nous dévalons les marches. Un couloir sombre. Le public jouit du panorama de la ville par le cadre du bâtiment éventré.
Le fictif une fois de plus se mêle au réel.

Un second couloir et quelques bouts de papiers, l’art de la monstration et de la manipulation et la ville prend forme ailleurs, encore différente.

Dernières volées de marches. Baigné d’une lumière rouge, l’ascenseur laissé comme à ventre ouvert, déverse des kilos de pop corn, gangrenant chaque interstice de l’édifice.

La porte de Bruxellwood se referme. Bonjour Bruxelles!

dans le cadre de NUIT BLANCHE 2009 à BRUXELLES
la nuit du 3 Octobre de 20h à 1h
à l'INSAS
54 Rue de Namur
1000 Bruxelles
entrée libre

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